NOS VOEUX 2019

NOS VOEUX 2019

Chers amis et amies, chers militants,

Un grand musicien, Gustav Mahler disait que la tradition n’est pas le culte des cendres mais la préservation du feu ! Nous revoir à l’occasion des vœux, dans ce beau théâtre, autour d’une artiste de qualité, c’est l’occasion pour moi de vous remercier d’être des militants. D’avoir en vous ce feu, cette foi en l’action. De ne pas être des résignés mais des moteurs de progrès.

Vous revoir, c’est aussi vous dire merci pour ces derniers mois d’un travail inlassable. Contre tous les sondages, les prédictions de mauvais augure, nous avons gagné les élections communales. Grâce à vous !! Vous avez travaillé sur des programmes ambitieux, vous avez été présents dans les quartiers, vous avez débattu, dialogué avec un nombre incroyable d’habitants dans chaque commune.

Et le résultat est là : nous sommes redevenus le 1erparti de Bruxelles. Un immense MERCI !!

Mais voilà … Ce n’est pas fini. Nous avons devant nous des échéances essentielles. Les élections pour la Région, le pays, l’Europe. Ce n’est pas rien. Notre époque est bousculée, les mouvements sociaux se multiplient, les revendications se martèlent dans les rues à un rythme étourdissant. Des populistes de droite comme de gauche mettent en cause l’union sacrée entre démocratie et défense des libertés individuelles.

Les peurs de l’avenir sont telles qu’une proportion toujours plus grande de la population se réfugie dans un passé romancé, revisité. L’histoire d’amour entre la démocratie et le peuple s’effrite. Aux Etats-Unis, par exemple, moins d’un tiers des « millenials » (nés après 1980 estiment que vivre en démocratie est essentiel.

Et c’est pareil chez nous !! Notre responsabilité, pour éviter le désastre est de remettre l’espoir au goût du jour. Personne ne nous conteste d’avoir imposé des réformes qui ont révolutionné nos modes de vie. Du suffrage universel à la sécurité sociale, ce sont des centaines de projets que nous avons mené à bien.

Mais ça ne suffit pas. La vie, disait Einstein, la vie est comme une bicyclette. Il faut avancer si on ne veut pas perdre l’équilibre.

Oui nous devons oser de nouvelles révolutions, imposer un nouveau contrat social.

Un contrat basé sur les valeurs de fraternité, d’égalité et de solidarité. Trop de monde, trop de jeunes notamment se sentent incompris, niés, parce que différents. Ils et elles ont une autre origine, une autre culture, une autre religion. Ou Ils et elles ont d’autres préférences sexuelles. Ou Ils et elles viennent parfois de si loin pour fuir le malheur et après avoir traversé tant d’épreuves ne reçoivent que du mépris pour accueil.J’en profite encore une fois pour rendre hommage à toutes ces citoyennes, à tous ces citoyens qui ont ouvert leurs portes lorsque le fédéral se réfugiaient des propos simplistes et déshumanisants.

A toutes ces femmes et ces hommes, de chez nous ou d’ailleurs, nous devons clairement affirmer notre respect le plus grand et notre solidarité. Et nous devons agir pour que l’égalité, cette valeur cardinale qui est notre ADN soit pour eux une réalité concrète.

Un nouveau contrat social,c’est aussi refuser que celles et ceux qui n’ont pas d’emploi soient considérés comme des fautifs qu’on poursuit, qu’on sanctionne. Osons dire aux 88000 personnes qui cherchent à Bruxelles une solution emploi que la responsabilité change de camp ; C’est à nous, pouvoirs publics de trouver des solutions. L’idée socialiste de la garantie emploi jeunes a fait des merveilles. En une législature, ici, le chômage des jeunes a baissé de plus de 30%. Et à côté du travail essentiel des politiques, je veux en remercier Gregor Chapelle et Olivia P’tito et toutes leurs équipes pour cette formidable réussite.

Mais maintenant, nous allons accélérer le mouvement pour atteindre à Bruxelles le plein emploi. 1500000 travailleurs de Wallonie et de Flandre vont prendre leur pension dans les 10 ans qui viennent. Ici et là la pénurie se fait déjà sentir. A Bruxelles, c’est le moment de tout oser.

Par exemple, je le dis clairement, l’espoir est dans la formation. Oui il faut plus de travailleurs dans les métiers de la digitalisation Oui, pour une société décarbonée, pour des emplois « verts », les métiers pour verdir la ville, pour isoler les maisons, pour l’agriculture urbaine, le recyclage les circuits courts, nous manquons de bruxellois dûment formés. Oui il faut plus de travailleurs dans le domaine du non marchand spécialisé car l’isolement social est une réalité.

Alors bousculons le schéma. Le PS veut que chaque femme, chaque homme qui se forme dans un de ces métiers-là soient considérés comme des travailleurs à part entière et reçoivent un vrai salaire (revenu de formation). Avec les zones 0 chômeurs et la garantie emploi jeunes étendue à tous les demandeurs d’emploi, je sais que nous pouvons radicalement changer le visage de Bruxelles et atteindre le plein emploi.

Notre projet sera présenté le 10 février et vous êtes en train d’en parler dans les sections. Ce qui est clair, c’est que nous allons répondre massivement OUI aux manifestants qui veulent, pour sauver la planète, une autre politique. Nous allons réaffirmer haut et clair le credo de Gro Harlem Brundtland, ancienne première ministre de Norvège que j’ai pu croiser au sommet de la terre en 1992, là où on a pu signer les premières conventions climat et biodiversité.

Elle disait vouloir, je cite, « un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». C’est en fait la justice sociale et la sauvegarde de la planète. C’est ce que veulent les jeunes qui ont manifesté jeudi dernier dans les rues. C’est par exemple la sortie claire du diesel et de l’essence AVEC des alternatives accessibles pour les ménages, par un investissement dans les carburants alternatifs comme le gaz naturel.

Ce sont des bornes de recharge électriques un peu partout dans la région. Ce sont des espaces sécurisés pour les vélos, triporteurs et j’en passe. Ce sont tous ces nouveaux moyens de la mobilité partagée qui doivent servir TOUS les Bruxellois, quel que soit le quartier. Ce sont de nouvelles pistes cyclables sécurisées et beaucoup plus de transport en commun AVEC la gratuité de la stib pour tous les jeunes en âge scolaire.

C’est aussi la création d’une MOBIBRU qui permettra d’utiliser l’ensemble de ces services, du métro à la trottinette électrique, avec une seule carte. C’est un investissement massif pour l’isolation des logements nouveaux et anciens AVEC des primes énergétiques qui doivent directement profiter aux locataires pour éviter les hausses de loyer. Des exemples comme cela il y en a cent dans le programme.

Notre credo est clair, je le répète. Justice sociale et sauvegarde de la planète sont indissociables. On ne peut JAMAIS avancer l’un sans l’autre !

Et c’est une réponse à ceux qui nous disent notamment parmi les écolos, que la diminution du prix de l’électricité par le biais d’une diminution de la tva n’est pas une priorité !! Pour nous c’est au contraire une exigence !!

Dans ce nouveau contrat social, il faut encore autre chose. Les jeunes nous disent sans cesse qu’il y a un épuisement démocratique. Je suis une fervente défenderesse de la démocratie représentative, c’est-à-dire de l’élection et de la représentation par nos députés et sénateurs que je remercie ainsi que nos ministres, Rudi, Rachid et Fadila. Merci de votre travail. Mais à côté de cela, en complémentarité, il y a un besoin d’autre chose. Les gens ont envie de donner plus souvent leur avis. On le voit par les manifestations, les discussions sur les réseaux. Et Charles Picqué parlerait mieux que moi des expériences réussies de dialogue direct avec les citoyens qu’il a menées au parlement.

Pour cela aussi, il faut revoir notre contrat social. Je dis OUI au référendum d’initiative citoyenne ! Certains répondent : attention, regardez en Angleterre. Avec le référendum ils ont décidé le Brexit. Et chez nous ? n’est-ce pas par le vote, par les élections, qu’on a imposé un parti nationaliste de droite avec des projets nauséabonds, qui ont imposé leurs vues dans un gouvernement qui était à leurs bottes.

Alors arrêtons la méfiance. Bien encadré, le référendum peut, avec la concertation sociale, renforcer la démocratie que nous aimons. J’y crois. Voilà mes chers camarades ce que je voulais vous dire aujourd’hui.

Des projets clairs, une volonté d’acier de continuer notre action au gouvernement régional, des militants, je le sais, qui sont prêts à l’action et puis des candidats que nous choisirons ensemble pour leur qualité et la diversité de leur profil. D’ici fin février nous aurons nos listes. Mais aujourd’hui, je ne veux pas prononcer mes vœux de bonheur seul. Permettez-moi, par ce que c’est une évidence, d’appeler ceux qui seront incontestablement nos chefs de file pour le 26 mai prochain. J’appelle à mes côtés Rudi Vervoort et Ahmed Laaouej.

Bonne année à toutes et tous.

4