Congrès du PS – Intervention de Khalil Aouasti

Congrès du PS – Intervention de Khalil Aouasti

Camarades,

J’ai l’honneur d’exposer les résultats de la Fédération Bruxelloise.

Dans un temps limité et avec une intensité rare la Fédération bruxelloise s’est mise en mouvement. Bruxelles a vu se réunir 20 sections locales. Les militants bruxellois se sont mobilisés, ils se sont investis, voire réinvestis et ont fait œuvre d’intelligence collective pour faire battre le cœur de notre parti au travers de ses sections locales. Ultérieurement, Bruxelles a vu en une soirée de congrès fédéral se réunir plus de 400 militants.

Enfin, nous nous sommes prononcés.

Vous le savez, désormais, Bruxelles a confirmé le vote des militants intervenu le 03 juin à la Madeleine. Bruxelles a, de ce fait, rappelé avec conviction son engagement à obtenir l’égalité femme homme partout où les socialistes seront aux responsabilités.

Nous avons également rappelé cet attachement indéfectible qui est le nôtre en tant que socialistes à l’obligation de vote et nous avons soutenu à une quasi unanimité les propositions en faveur de la lutte contre les conflits d’intérêts, pour la transparence des présences des élus dans les assemblées et pour la progressivité des contributions des mandataires, mesure de justice interne.

A la question qui nous réunit essentiellement ce jour, Bruxelles s’est prononcée à 66% en faveur de l’option A, celle du décumul intégral fonctionnel. Une proportion de 2/3 contre 1/3 pour l’option B démontrant que chacun a pu faire valoir, en toute liberté, ses arguments et ses positions.

Les militants ont également amendé les textes proposés afin de proposer des solutions améliorées qui ont été discutées en comité de résolution. De telle sorte, à la question 3, pour laquelle Bruxelles s’est positionnée majoritairement en faveur du seuil de 50.000 habitants, un amendement a été déposé par la Fédération pour baisser ce seuil à 20.000 habitants et pour que le décumul intégral fonctionnel y soit appliqué

De même d’autres amendements ont été discutés sans être, pour autant, retenus. Pour exemple, intégrer les rémunérations découlant des fonctions privées au seuil légal de 150 % de la rémunération parlementaire.

Je ne me limiterai pas à l’exposé de ces résultats. Nous ne l’ignorons plus, la position bruxelloise n’est pas majoritaire ce jour et nous nous dirigeons vers l’adoption de la position B amendée.

Il s’agira, en résumé, de prononcer :

  • Un décumul intégral pour les communes comptant plus de 50.000 habitants
  • Une rémunération unique et plafonnée au maximum à une indemnité parlementaire à l’ensemble des mandataires

Bien que ce résultat ne soit celui escompté par notre Fédération, Il convient d’être juste, ce résultat n’est pas anodin, et ce, à plusieurs titres

Tout d’abord, parce que les mesures qu’il impose et qui ont été citées ci-avant marquent immanquablement des avancées notables. Ensuite, il convient de renvoyer à la genèse de ce jour.

Il y a six mois, les questions débattues aujourd’hui étaient à peine envisagées. Il y a un mois, le 03 juin dernier, les formules proposées nous renvoyaient à 2024, voire un hypothétique au-delà. Aujourd’hui, ces mesures immédiates constituent le résultat concret d’un espoir mis en chantier.

Au-delà du résultat, le processus se doit d’être également souligné.

Il a permis de nous mobiliser voir de nous remobiliser en tant que militants dans nos sections, nos USC et nos Fédérations. Il a permis de nous exprimer dans des débats sincères, vifs, denses, intelligents et à la hauteur de notre idéal et de notre engagement. Nous avons tous en tête la situation politique et les sondages parus ce samedi.

Ce résultat nous en portons individuellement et collectivement la responsabilité car, au-delà des affaires, des manquements éthiques de certains, il nous appartenait, comme ce fut le cas ces dernières semaines, d’animer notre Parti afin de modeler le réel aux couleurs de notre idéal. Pour paraphraser un ami : Manquer à cet objectif fut sans doute notre première et plus déterminante faute, les manquements éthiques et les affaires ont en été une autre.

Je le dis avec gravité, cet idéal ne saurait souffrir de ruptures ou de divisions. Dehors, l’on tentera d’opposer le vote de sept fédérations contre sept autres, de faire valoir un ratio de 48 contre 52, d’indiquer que le Parti, notre Parti, est clivé et en difficulté.

Je suis pourtant là, debout, devant vous camarades, et bien que minoritaire aujourd’hui avec ma Fédération, je suis heureux du processus militant qui a mené à ce jour. Alors, profitons de l’élan de mobilisation de nos militants qui démontre, aujourd’hui encore, que nous avons raison d’être exigeants.

Profitons de cet élan pour nous projeter ensemble hors nos murs et vers demain.

Car ne nous trompons pas,

Si les questions traitées ce jour sont fondatrices et fondamentales,

Si l’exigence d’éthique chez nous, socialistes, doit être un absolu,

L’exigence de penser le réel et de le penser en un idéal au bénéfice de tous doit demeurer notre préoccupation essentielle.

Une préoccupation essentielle au profit de tous ceux qui, ici ou hors ces murs, nous marquent leur confiance.

Soyons en dignes camarades et mettons nous au travail.

 

 

 

 

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